Anciens élèves de l’école de laiterie de Grangeneuve

Sortie au Fort des Rousses 2018

dimanche 24 février 2019, par Jérôme Cantin

Le mercredi 5 septembre 2018, 58 Anciens de l’Ecole de laiterie de Grangeneuve ont participé à la petite sortie dans le Jura français.

Comme d’habitude lors de nos sorties, rendez-vous chez Schilliger à Matran pour le départ en car direction Les Rousses. Après 2h30 de trajet entrecoupé d’une pause café-croissant, arrivée au Fort des Rousses où nous sommes accueillis par M. Bertrand Henriot, directeur des achats pour Juraflore, société d’affinage pour le Comté AOP.

La visite du Fort fût passionnante et très intéressante avec des explications assez précises sur la manière d’affiner le Comté AOP. En fin de visite, une petite dégustation de fromage ainsi qu’un verre de vin du pays en guise d’apéro nous ont conduits vers le repas de midi dans une salle annexe du Fort, où un traiteur nous attendait avec un repas de circonstance.

Historique du fort des Rousses

Tous commence en 1800 quand Napoléon jette son dévolu sur Les Rousses, qui représente, selon lui, une position militaire stratégique. Le Fort des Rousses fait partie de la dernière génération de forts construits en France. 70 ans de travaux ont été nécessaires afin de bâtir cette forteresse géante sur plus de 21ha. Avec plus de 50’000m2 de caves voutées, des kilomètres de galeries souterraines et une imposante esplanade intérieure, le Fort conçu pour abriter 3’500 soldats et 2’000 chevaux fait aujourd’hui figure de monument exceptionnel. En 1870-1871, il servit de base à l’Armée de l’Est du général Bourbaki. A partir de 1914, le Fort devient un lieu d’entraînement et d’aguerrissement des soldats. C’est en 1998 que le Fort des Rousses a été aménagé en caves d’affinage. En quittant sa vocation militaire, le Fort des Rousses se met au service du goût. Les murs épais et les parois de roche offrent désormais leurs qualités à 140’000 meules de Comté AOP Juraflore. Le climat y est constant, l’hygrométrie parfaite. Et les merveilleuses voûtes de pierre y entraînent un effet de voûte naturel, propice à la constitution de l’ambiance de cave.

L’effet de voûte a pour conséquence, dans une lente mécanique, de concentrer le taux de CO2 et d’ammoniaque idéal pour le vieillissement des meules, et d’apporter une circulation naturelle et régulière de l’air. Taillée de main d’homme à même la montagne du Jura, la galerie Lacuzon bénéficie d’une ambiance climatique unique. Eté comme hiver, la roche naturelle apporte fraîcheur et humidité aux meules de grande garde.

Pour la deuxième visite du jour, nous nous sommes rendus à Clairevaux-les-Lacs pour la visite du musée LES MACHINES A NOURRIR LE MONDE suivie d’une petite agape avant de retourner vers la Suisse.

Historique du Musée

C’est au sortir de la guerre, entre 1945 et 1995 que Marcel Yerly a réalisé près d’une centaine de maquettes en bois. Ce véritable artiste, qui était avant tout agriculteur a réalisé avec une patience infinie et un souci du détail hallucinant, des machines agricoles, des bateaux, des avions, des locomotives, des motos… Chaque réalisation, dont la plus grosse mesure presque 3m, a été entièrement réalisée en bois sur petit établi rudimentaire, et à l’aide d’outils tout aussi rudimentaires.

Marcel Yerly

Il a réalisé plus d’une centaine de tableaux, pour la plupart des œuvres figuratives qui représentaient la vie et les paysages dans les campagnes du Jura. Ses tableaux sont le reflet d’une époque aujourd’hui révolue, mais également du caractère d’un homme profondément attaché à sa terre d’adoption le Jura.

Né à Treyvaux en Suisse en 1915, Marcel Yerly s’est éteint en 2000 à l’âge respectable de 85ans.

Nous tenons à remercier tous les participants pour leur bonne humeur et leur intérêt. Le mélange des générations permet un vrai partage. Merci à tous et à bientôt.

Au nom du comité

David Castella et Louis-Alexandre Yerly

Portfolio

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